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CHRONIXX

FEVRIER 2017

AVIS

À l’occasion d’une ultime plongée dans les abîmes de l’âme humaine,

Heavydence a goûté à l’obscurité glacée des peurs ataviques…

Bien des Créatures peuplent les recoins moisis de ce labyrinthe refoulé :

Araignées velues, géants d’argile,

Hydres de pierre, diables, loups-garous

Et pâles jeunes filles errantes…

Vous aurez très certainement l’occasion de faire leur connaissance

Dans un avenir proche.

Pour vous aider à patienter,

Nous avons exhumé pour vous celle qui semble

La plus innocente,

Et vous invitons à marcher à sa rencontre…

Mais ne vous y fiez pas :

Elle n’est pas la moins redoutable !

Ainsi, si vous ne craignez pas

De devenir blancs de peur

Et que vous appréciez l’humour noir,

Rendez-vous au cœur de la Toile :

https://www.youtube.com/watch?v=RZi-40LgODw

Bon voyage au Pays Vermeil !

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HEAVYDENCE
1996 - 2016

20 ANS!

Alors que Lemmy (RIP) vient de disparaître 40 ans après avoir fondé Motörhead,
que Mötley Crüe est en train de mettre fin à son aventure après 35 ans de rock’n’roll, Heavÿdence fête cette année ses 20 ans de carrière !

20 ans…
…de notes et d’images
… de répètes saturées et de concerts arrosés
… de fans très fidèles et trop critiques
… de petites galères et de grands moments
… de filles au chant et de producteurs absents
… d’amitié indéfectible et de respect partagé.

Mais au fond, quelle est la recette de cette longévité exceptionnelle ?
Comment se fait-il que, contre vents et marées, nos Happy Rockers s’accrochent toujours à leurs manches, baguettes, touches et micros ?

Quel est le Secret du Grou* ?

Curieusement, c’est chez Harry Potter que nous découvrirons la réponse à ces questions.

Souvenez-vous : Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est mort… mais il revient pourtant d’outre-tombe. C’est que le bougre a découvert comment prétendre à la renaissance et à l’immortalité : il est parvenu à scinder son âme en 7 morceaux et à les dissimuler dans divers objets que ses ennemis doivent alors retrouver pour se débarrasser définitivement de lui : les horcruxes. Malheureusement, cela ne va pas sans provoquer nombre de tragédies : en effet, ce procédé nécessite chaque fois la mort d’une personne…

Ainsi, Heavydence est le creuset dans lequel chacun d’entre nous a enfermé ce qu’il a de plus précieux et de plus intime. Chacun de nos morceaux, chacune de nos notes fait figure de horcruxe et renferme un éclat de nos âmes.
Mais si l’entité a fini par prendre corps, remplie d’énergie électrique et de volonté furieuse, elle n’a pas manqué de laisser, sur le bord de la route, quelques victimes auxquelles elle doit une partie de son existence… À l’occasion de cet anniversaire, nous exprimons donc notre vive reconnaissance à

Raph
Lydia
Isa
Maude
Leonie
Samia
Blaise
Laura.

LONG LIVE HEAVYDENCE ! BAB - GYL - HOÏ - LEX – NIXX
*Grou : groupe, en référence à notre premier opus ;o)

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FEVRIER 2016

Il était une fois... 

            Il était une fois une Princesse orientale, belle comme le soleil levant et innocente comme une feuille de thé. Avide d'aventures et de découvertes, elle se jeta dès son plus jeune âge sur les routes du hasard et parcourut le vaste monde. Mais voilà qu’un beau jour d'été, elle tomba malencontreusement entre les mains cruelles d'impitoyables brigands à l'allure patibulaire. Dans leur antre de perdition, ils la soumirent à d'affreux traitements, tant auditifs qu'olfactifs, et lui donnèrent la pleine mesure de leur incommensurable cuistrerie. Bien d'autres innocentes créatures, avant la princesse, avaient déjà eu affaire aux malandrins, mais ces derniers ne se lassaient pas de leurs honteuses pratiques.

            Un soir d'hiver, ne pouvant plus supporter les mauvais traitements qu'on lui faisait subir, la Princesse perdit définitivement l'esprit, et son âme se réfugia tout au fond d'elle-même, dans un monde ignoré de tous, loin, bien loin de l'affreux bocal dans lequel son corps était retenu prisonnier. Sa personnalité s'en trouva fortement altérée, et la jeune fille se métamorphosa bientôt en une bête immonde. Non que son apparence physique en fût modifiée, mais sous le masque de l'innocence perdue se terrait maintenant l'être le plus abject.

            Ainsi, par une nuit de pleine lune, alors que les bandits s'apprêtaient à la malmener une fois encore, elle retourna contre eux sa folie dévastatrice… et les dévora tous. Puis, hurlant sa douleur enfin libérée, elle en fit ses esclaves, pauvres créatures désormais décérébrées et enchaînées à son funeste service.

            Depuis ce jour, on entend de lugubres plaintes s’échapper du sous-sol de la rue Lombard, au numéro 15.

            Le conte ne précise pas s'ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, ce que personne ne leur souhaite. Mais ce qui est certain, c'est que de leur alliance contre nature devrait bientôt surgir de nouvelles et monstrueuses... compositions.


 FIN (ou plutôt : commencement…)

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AVRIL 2013

ACROSTICHE

Heureux qui, comme Alex, perdit son pucelage

En notre saint bocal un vingt-quatre novembre !

A l’occasion unique d’un double vernissage

Voilà enfin le grou doté d’ou nouveau membre.

Yeoman converti, le voici à la cour

Des grands-pères, des pervers, des verrées, des réglages...

En noir et blanc il touche ; il joue à contre-jour

Nuance à contretemps... Au fond de son breuvage

Comme à contre-courant, des démons d’un autre âge

Encouragent la bête à voir enfin le jour !

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MAI 2012

CAUCHEMAR

Cauchemar à 5h du mat'.

Nous étions tous les trois dans notre local de répète (assez différent du vrai, c'était plutôt une sorte d'appartement), et Bab traînait d'une salle à l'autre. Il avait fait un grand dessin de serpent sur une feuille (genre 2e enfantine), et en était assez fier. Gyl n'avait pas enlevé sa veste, et passait aussi d'une pièce à l'autre. Je tentais, en vain, de faire commencer la répète, mais quand j'avais réussi à en amener un vers les instruments, c'est l'autre qu'il fallait aller chercher. Finalement, Gyl a dit qu'il allait rentrer. J'ai alors essayé de faire en sorte que nous trouvions un jour pour répéter, mais tout le monde semblait se désintéresser de la chose. J'avais beau dire qu'il y avait quand-même 7 jours dans la semaine, personne ne répondait. Une porte s'est ouverte, et les membres du groupe Bijou en sont sortis ; ils étaient avec des nanas genre Girlschool, ils étaient vieux mais avaient l'air de péter la forme. Finalement, j'ai ouvert une penderie qui se trouvait là et y ai vu quelques affaires de Bab (qui avait mis une jolie chemise, ce soir-là) : une combi cuir de moto, et d'autres vêtements.. J'ai compris que Bab n'attendait qu'une chose : que le groupe soit dissous pour récupérer le local pour y mettre tout le bordel de son appartement. Alors je suis allé voir Gyl qui s'était éloigné ; il était tout petit, avait la tête toute brune sans beaucoup de cheveux, il ressemblait à Henri Salvador. Il m'a dit que pour lui, le groupe, s'était fini. Alors je me suis mis à pleurer. Et je me suis réveillé.

Merde alors !

Nixx

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JANVIER 2012

SCENARIO

Contre-jour, une silhouette qui tressaille, manque perdre l'équilibre,
se rattrape au dossier d'une chaise. Voix off féminine, inquiète : "Tu
seras là ? Je peux compter sur toi ?" Bref fondu au noir. Gros plan sur
une main qui tient un téléphone, une goutte de sueur sur un front :
"C'est la catastrophe... Tu pourrais essayer de trouver un vol de
retour lundi dans la journée ?" Noir

Générique d'ouverture :
Arrière-plan flou, mouvements indistincts, brouhaha, trois noms
d'acteurs apparaissant à quelques secondes d'intervalle, puis un titre
: WEEK-END D'ENFER. Focus. Un hall d'aéroport : malgré tout, ils
partent ; on voit du soulagement dans leurs regards.

Fondu-enchaîné : arrivée à l'aéroport de Bordeaux, puis visage réjoui
d'une petite dame venue accueillir les voyageurs. Les sacs sont déposés
dans le coffre, la petite voiture démarre dans la nuit. Noir.
Lumière progressive : il fait beau sur la plage immense et déserte.
Soleil et vent. Panoramique sur l'océan et les rouleaux d'écume, puis
zoom sur les personnages : ils brassent le sable, chargés de matériel
de cinéma, traînent une grosse valise. Au loin, une Méhari verte sur un
petit parking désert.
Travelling : un gros moine se hâte sur une dune ; un combat à l'arme
blanche au bord de l'eau. Deux caméras plantées dans le sable. Un
cameraman tourne autour de la scène. Fondu au noir.
Gros plan sur un grand plat de crustacés, cliquetis de fourchettes et
de verres. Conversations joyeuses autour d'une petite table couverte de
victuailles.
Images d'églises, scènes d'habillages, rires. Scène d'intérieur chez un
ami. Et encore un repas. Puis plan fixe sur un guitariste, assis sur un
bunker à demi immergé. Crépuscule, nuages oranges, vagues noires. Fondu
au noir. Travelling le long d'une ruelle sombre, dans un village de
pêcheurs d'huîtres. Un bistrot. Un chien errant. Des tas d'algues. Un
autre bistrot.

Un aéroport au petit matin : l'un s'envole, les deux autres restent.
Rues de Bordeaux, une cathédrale. Un bistrot.

Un dernier avion.

Générique de fin : sur la musique des "Parias", de beaux souvenirs dans
un panier d'osier.